Lecon n°2 : les differents modeles

Nous venons d'observer avec attention les critères physiques de notre objet d'étude. Nous n'allons toutefois pas encore nous attarder sur ses caractéristiques psychologiques car nous attendons pour cela de recevoir la confirmation que notre petit compagnon de jeu possède une psyché. Mais pour compléter la leçon n°1, voici un petit article sur les différences et les inattendus du jeu de l'Amour et du hasard.

 

Car Mesdames, si dans une boite de chocolats, il y a la notice, dans la vrai vie, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

 

En effet, la leçon précédente s'attachait avant tout à offrir un panel descriptif des diverses caractéristiques du compère, ne se posant, didactique oblige, que sur une généralisation restrictive de la réalité du marché. Et pourtant, dans un quotidien bien palpable, à mille lieux de cet exposé théorique, nos amis les bêtes défient toutes lois de la rationalité pour garantir une multiplicité de races et d'anatomies qui éveilleront à coup sûr nos papilles et nos curiosités.

 

Alors, à vos cerveaux, il est temps d'oublier tout ce que vous avez appris.

Et oui, car Descartes nous a dit "de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle" et en bonnes philosophes que nous sommes, nous allons désapprendre les conventions pour nous offrir un petit 1789 de la pipe !

 

Pour mieux vous guider, je vais essayer de vous dépeindre une palette des spécimens sur lesquels vous êtes susceptibles de tomber. Bien entendu cet article s'adresse en priorité à celles qui n'ont entraperçu que quelques exemplaires mais pour les autres, restez avec nous, on apprend toujours un petit quelque chose en conversant.

 

Comme pour la leçon n°1, je vais vous exposer les divers points sous forme de liste.

 

 

La taille

 

Commençons par le commencement. La taille est la préoccupation numéro un de la gent masculine. Le fameux adage 'C'est pas la taille qui compte mais la façon de s'en servir' ne les rassure que très peu (voir le PS à la fin de l'article). Mais avant de nous pencher sur leurs émois égotiques, disséquons d'abord ce que cela recouvre.

 

- la longueur :

 

En premier lieu, il y a la longueur du pénis. Elle se mesure -si mesure il y a- depuis la base pubienne, au niveau des poils jusqu'au bout du gland. La légende urbaine des pseudos études sondagières racoleuses voudrait que la taille d'un pénis français n'équivaudrait pas à celle d'une bonne baguette bien cuite, mais à environs 14cm.

Alors à vos doubles-décimètres mesdemoiselles et fi de ceux qui ne conviennent pas à la norme !

 

N'oublions pas qu'une moyenne est une moyenne, et qu'elle signifie avant tout qu'il existe des plus petits et bien sûr des plus grands énergumènes.

Il est vrai que cette question ne taraude pas que les hommes, mais bien tous ceux en contact direct avec un pénis (sauf les urologues peut-être). Nous n'allons pas philosopher des heures sur les complexes de chacun, sachez seulement que dans la plupart des cas les longueurs de pénis varient de 10-12cm à 16-17cm. Il en existe des plus petits, il en existe des plus grands, mais dans l'ensemble c'est sur ceux là que vous aurez le plus de chance de tomber.

 

Sachez que la longueur du pénis n'affirme ni n'infirme l’accès au plaisir, c'est à chacune de décider ce qu'elle préfère : les petites sont maniables et passes-partout, les grandes peuvent effrayer. C'est vraiment au goût de chacune et en fonction de l'instant. De toutes façons les femmes ne choisissent que très rarement leur partenaire en fonction de ses mensurations. C'est une idée de garçon ça.

 

- la largeur :

 

Et oui ! Car longueur ne fait pas tout. Il en existe des longues et fines, des petites et trapues, et tout plein d'autres comme dans la chanson. En avoir une petit ou une grosse est difficile à déterminer justement à cause de cela. Certaines ne sont pas forcément longues mais prennent tout de même de la place, d'autres possèdent un diamètre plus ordinaire. Pour une idée plus concrète, faites un cercle avec vos doigts (pouce et index) et vous aurez plus ou moins la taille commune. Une règle essentielle : si ça ne rentre pas dans la bouche.... c'est que ça commence à être trop gros !

Mais encore une fois tous les goûts sont dans la nature.

Petite anecdote : contrairement à ce que l'on pourrait croire, le diamètre courant ne rentre pas dans un rouleau de papier toilette ! Essayez, vous verrez!

La forme

 

La forme est autant, si ce n'est plus, importante que la taille. Elle donne tout son caractère à l'œuvre. Il en existe des droites, des courbées, des penchées, etc. Certaines possèdent un gland plus gros que la verge, significativement ou moins marqué, d'autres sont plus larges sur la hampe. Quelques unes n'ont pas de nuances de tailles et sont plus monolithiques. Quelques fois on peut même tomber sur des phénomènes étonnants genre zigzag ou gland inversé (le devant est derrière et vice versa), etc. Il y en a pour tous les goûts, mieux qu'un kinder surprise !

 

Les testicules

 

Leur présence peaufine le tableau, comme un trait de liner sur des yeux de biche, elles terminent avec panache la prestance de l'Objet. Et pour chaque compagnon, ses billes. De la taille d'une grosse noisette à celle d'un petit œuf, on trouve de tout à la cantine. Souvent en accord avec le reste du gadget, elles peuvent néanmoins nous faire quelques fois des blagounettes en nous offrant l'inattendu : des toutes petites sur un gros organe, des toutes rondes, des ovales, des carrés (euh.. non..). Aussi, il y en a toujours - ou presque - une légèrement plus petite que l'autre, et une plus haute que l'autre. Comme pour nos deux yeux, deux mains ou deux jambes, l’asymétrie de la symétrie est constitutive du corps humain.

 

Me vient alors l'envie soudaine de l'éloge de la non perfection.

Dans la course régulière des cycles naturels, dans la symétrie omniprésente des courbes de la vie, dans l'équilibre des formes et des rondeurs, dans la répétition de modèles immuables à chaque échelle de la physique, toujours se glisse un intrus, une erreur, un désordre, le différent. Un élément qui va venir perturber la perfection idéale du projet initial.

Ce petit quelque chose qui va faire de cette fraction de la masse un objet divergent. Qui va modeler le différent, l'Autre, le nouveau, l'extra-ordinaire. Et lui conférer un caractère propre. Car c'est bien cela : le différent, qui fait de chacun de nous ce que nous sommes, uniques dans cette grande usine qu'est la Vie. C'est cette faille dans la norme qui forge l'individu. C'est cette boulette dans le programme qui marque nos identités.

 

Maintenant que nous avons constaté qu'il est possible de philosopher à partir d'une paire de roubignolles, revenons à une description plus conventionnelle, pour ne pas oublier de parler du scrotum : la peau des bourses. Elle peut-être lisse, fripée, fine, épaisse, poilue, imberbe, brunie, rougie, etc. aucune règle ne dicte sa conduite. Elle est fréquemment assez réactive : si vous effleurez d'un doigt délicat cette peau fragile, vous verrez immédiatement les testicules remonter toutes seules, plus ou moins rapidement selon le propriétaire. Ce petit passe temps assez ludique, vous permet de passer du temps auprès de Lui et de se familiariser avec son fonctionnement. En plus, on ne se lasse pas d'observer l'ondoiement de la peau qui réagit, appelant à toutes les métaphores poétiques !

 

Petit rappel indispensable : n'oubliez pas que les testicules sont LA partie la plus délicate du corps de l'homme. Il faut en prendre soin et être très douce. Tant que vous ne vous sentez pas experte du corps masculin, ne tentez jamais d'y approcher vos dents, vos ongles ou une quelconque pression de vos mains. Caressez les doucement, prenez les dans votre paume et massez les en évitant toujours d'être brusque. Il est préférable d'attendre d'être guidée par monsieur plutôt que de faire des bêtises.

La vigueur

 

Si durant leur prime jeunesse (entendez majeurs !) nos hommes sont vigoureux et voient leur membre bien érigé, lorsque l'âge avance, la vitalité se fait moins présente.

Vers 20 ans un homme possède une érection qui maintient son sexe droit vers son nombril, vers 30-40 ans il a tendance perdre de la hauteur, et plus tard il se peut même qu'il ne se dresse plus beaucoup.

Bien sûr, ça n'est pas vrai pour tous les hommes, cela dépend de leur morphologie, de leur hygiène de vie, de la vigueur de leur périnée etc. Un tas de facteurs vont déterminer cette caractéristique. Et ainsi on en verra certains conserver la vigueur de leurs 20 ans toute leur vie, quand d'autres débuteront avec un angle à 90° (sans pour autant mettre en cause leur énergie).

 

S'il s'agit là de caractéristiques de base, quelques surprises ponctuelles ou non peuvent advenir. Mais attention, il ne s'agit en aucun cas d'une déconvenue car ils ne sont pas des machines et il est normal qu'il y ait enrayement de l'engrenage de temps en temps. Il peut arriver que votre homme perde soudainement sa vigueur, dans ce cas là plusieurs raisons peuvent être pointées du doigt :

 

- le preservatif :

 

S'il est absolument et totalement obligatoire, beaucoup d'hommes ne l'aiment pas beaucoup. Ils s'y sentent à l'étroit, serrés, étouffés etc. Ils vous feront peut-être des caprices pour s'en passer, mais cela, il en est HORS DE QUESTION.

Soyez plutôt prévenante, ayez toujours un certains nombre de capotes - voire de modèles - sur vous, pour pouvoir, sans hésiter, l'ôter pour laisser le petit compagnon respirer afin qu'il reprenne son souffle avant d'en mettre une nouvelle. Et de repartir pour un tour.

Conseillez-lui aussi de changer de modèle. Chaque homme à ses préférences, et s'il ne se connaît pas encore, suggérez-lui d'en tester plusieurs pour trouver chaussette à son pied. Une solution fréquente : essayez les XL car même si votre prince n'est pas Jonah Falcon, il pourra souvent se sentir plus à l'aise dans ce format.

 

- le stress :

 

Oui nos dieux de l'Amour sont quelques fois stressés. On ne s'en rend pas toujours compte mais on exige beaucoup d'eux : qu'ils gèrent la situation, qu'ils connaissent le corps de la femme sur le bout des doigts, qu'ils soient des mâles virils et à la fois sensibles et attentifs etc. Alors que très souvent, ils sont tout autant désemparés que nous.

S'ils ont moins d'expérience, cela peut leur mettre la pression. Mais il se peut qu'ils soient très excités et en tentant de se contrôler un maximum perdent le fil de leur hardiesse, le contexte ou l’environnement peut aussi les gêner ou les déstabiliser, si vous êtes trop exigeante ou en demande, il ne trouvera pas sa place dans la complicité et perdra son enthousiasme etc.

Encore une fois mille facteurs peuvent interférer avec la bonne marche de l'engin. Si son existence est un peu remuée ou s'il ne va pas bien dans sa vie, il peut y avoir aussi des dératés.

 

Sachez une chose primordiale : il ne faut jamais mettre la pression à un kiki ! C'est très important. Si vous voyez que la mollesse se fait sentir, règle n°1 ne pas chercher à le stimuler un max pour qu'il retrouve son noble état. N'en réclamez pas trop et laissez le souffler, il ne faut pas accentuer le stress de cette perte de vigueur au risque de perdre toute chance de s'y remettre.

 

S'il n'y a qu'une légère absence, recaptez l'attention de votre chéri. Il y a un fond désespérément binaire chez nos mâles et si son cerveau se remet en route, alors Jean-Charles ne sera plus au rendez-vous. Tentez une attitude plus érotique, embrassez le, changez de position etc. récupérez son attention, et cela bien sûr avec tact et subtilité, sans qu'il s'en aperçoive.

 

Si finalement il s'agit d'une réelle panne, arrêtez le rapport pour vous remettre aux câlins comme si de rien n'était, ou dans le cas d'une pipe, ralentissez le mouvement. Faites lui comprendre par vos gestes ou vos paroles que vous n'attendez pas de lui plus que sa présence, que ce qu'il vous a donné jusqu'alors est déjà satisfaisant, et qu'il n'est pas gravé sur les tablettes de la loi qu'un homme est obligé de jouir pour signifier la fin du coït. Si vous passez à autre chose tout en continuant à l'échauffer, dans 90% des cas il reviendra aussi frais qu'un gardon.

 

S'il arrive de temps en temps d'être confronté à cet aléa, rassurez vous mesdemoiselles, dans la plupart des cas, tout roule !

La duree

 

La durée d'un rapport soulève de grands débats. Mais la réponse, il n'y en a qu'une : celle qui vous chante. Selon le lieu, le moment, l'envie, la complicité... vous pouvez rêver pareillement d'un plaisir de quelques minutes ou d'une heure. Pour donner un ordre d'idée, cela oscille généralement entre 10 et 40 min, mais il n'y a pas d'autre règle que le désir du moment. Vous pouvez avoir envie d'un très rapide coït après de longs préliminaires pour une grande intensité, ou d'un temps plus long pour apprécier le corps de votre ami. Chacun fait comme il le sent, zéro règlement.

Toutefois il peut y avoir débat sur la durée avec votre homme dans certains cas.

 

- trop long :

 

S'il dure trop longtemps, cela peut occasionner une gêne physique, une lassitude, voire une sensation désagréable si la lubrification n'est plus active. Il est plus plaisant de vivre un moment moins long mais de qualité et d'intensité notable qu'un ramonage consciencieux qui lasse l'envie et la minette.

Néanmoins, il existe des hommes qui physiologiquement ont besoin d'une longue stimulation avant de venir. Dans ce cas là, plusieurs solutions s'offrent à vous : faire des préliminaires qui accéléreront l'orgasme, ne pas forcément aller jusqu'au bout pour monsieur (si les femmes considéraient que le rapport est terminé lorsqu'elles ont fini, le monde en serait bien étonné), faire l'amour en plusieurs fois etc.

 

- trop court :

 

Beaucoup d'hommes, sans être éjaculateurs précoces ont tendance à venir vite. Il peut s'agir d'un comportement égoïste, où -souvent par méconnaissance de la femme- il restent focalisés sur leur plaisir propre. Mais la plupart de nos hommes ne sont pas de cette graine et cherchent vraiment à partager un moment d'échange. Le stress ou trop d'excitation peuvent bien plus fréquemment en être la cause. Alors tout d'abord mesdames soyez en flattées ! Ensuite prenez le temps du temps, exprimez vos désirs, communiquez, jouez, partagez, et surtout ne lui mettez pas la pression. Sauf dans les cas d'éjaculation précoce, une discussion suffit généralement à ré-équilibrer le rythme.

 

- ejaculateur precoce :

 

Pour ce cas particulier, je tiens à m'attarder à quelques explications. L'éjaculation précoce est un blocage psychologique, il peut exceptionnellement exister une explication physique, mais c'est très rare. Dissociez d'emblée les rapides des précoces. Il ne s'agit pas ici de la notion de durée mais de celle de contrôle : l'impossibilité de contrôler son corps ajoute un stress supplémentaire et projette la situation dans un Ouroboros souverain. Plutôt que de contrefaire ce que d'autres ont éclairé mieux que moi, je vous glisse ici un lien sobre et pertinent sur la question : http://www.garderlecontrole.fr/

 

Mais je voudrais tout de même insister sur le rôle de la femme dans cette affaire. C'est à vous d'instaurer un cocon rassurant et intime qui amènera votre partenaire à se confier et surtout à se détendre. Ne cherchez pas à le faire parler, c'est à lui de dire ce qu'il a envie de sortir. Mettez le dans une atmosphère de confiance tout en ne détériorant pas sa place d'homme.

 

Dans ce cas plus que dans un autre, il est important de lui montrer qu'il est viril, protecteur et indispensable. Si le coït est court, mettez en exergue les jeux et les préliminaires, montrez lui qu'il vous amène du plaisir autrement que par la pénétration, et ne faites de l'acte d'Amour que l’apothéose de votre relation. Plus il se sentira à l'aise et en confiance, plus il se détendra et oubliera son souci.

 

Nous avons toutes besoin d’accepter de perdre le contrôle pour nous laisser aller, c'est aussi le cas pour les hommes. C'est un cheminement difficile et vous ne pourrez en aucun cas le faire à sa place, cependant vous pouvez tout à fait lui offrir un terrain propice au bien-être.

Ce genre d'embarras peut très aisément devenir une force car il noue une complicité sans faille entre deux êtres.

La morale de cette histoire

 

Prenez le temps de passer du temps auprès de l'objet de nos désirs. Apprenez à le connaître, à le découvrir. Dès que vous trouvez un homme, d'un lit ou d'une vie, avec lequel vous vous sentez à l'aise, foncez à son vit pour passer à l'étude. Cajolez le, glissez lui des mots doux, aimez le comme si c'était le votre ! C'est en restant un peu à son chevet que vous vous habituerez à sa présence, et cernerez de mieux en mieux ses volontés, son fonctionnement et ses envies. La pratique restera toujours le meilleur des enseignements.

 

PS :

 

Je voulais aussi vous conseiller ce joli documentaire réalisé par Patrick Moote, un américain qui a décidé de faire le tour du monde et de la question après que sa petite amie ait refusé sa demande en mariage à cause de la trop petite taille de son pénis. Il illustre avec humour et sans vulgarité les nombreuses questions que leur sexe pose aux hommes.

Je ne peux malheureusement que vous donner le lien du trailer à cause des droits de publication.

 

http://www.youtube.com/watch?v=ghPZ3KxAYSQ&hd=1

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