La pipe cette feministe

Bien sûr nous n'avons pas peur de le crier bien haut ! De faire entendre nos voix, rebelles que nous sommes, pour délivrer ce message :

La Pipe c'est la Liberté !

Mesdemoiselles...

Nous nous insurgerons d'abord contre l'interdiction soudaine de se faire appeler Mademoiselle. Bien sûr cela partait d'une bonne intention, les mots peuvent être plus puissants qu'ils n'y paraissent et la spécificité du maintien d'un terme adressé aux femmes non mariées peut devenir discriminant s'il sous-tend qu'une femme doit d'abord se présenter comme mariable ou non et par là même n'acquérir une identité que par  sa disponibilité sexuelle ou au travers d'un mari. Et ça c'est pas beau pas beau ! Mais si on le considère d'un point de vue plus neutre et non chargé de machisme, il est dommage de s'en débarrasser... il nous laissait un laps de temps pour grandir...

Nous avions droit à une jeunesse, fraîche et libre, cette tranche de vie où nous sommes belles, belles de naturel, belles de fraîcheur, belle de sincérité et de candeur. Ce moment de l'existence où l'on apprend ce que c'est que d'être Femme, où l'on se construit, où l'on développe son identité, son altérité et sa complémentarité à l'homme. Cela signifie-t-il que nous n'avons plus le temps d'être demoiselle ? Faut-il devenir Femme et bien vite ? Directement à la case adulte.

Quelque chose, quelque part, se glisse dans la métaphore de ce symbole : c'est comme si on n'avait plus le temps de prendre le temps... de se construire, de chercher l'essence de ce que nous sommes, de définir intimement la quintessence de la féminité. On aurait peut-être mieux fait de recommencer à nommer nos jeunes hommes "mes damoiseaux"... ça aurait garanti l'égalité sous un certain charme !

 

La complementarite dans l'alterite

 

Si l'appellation "Mademoiselle" pouvait être perçue comme symbole de domination et bien nous aurions peut-être du y faire face. Et plutôt que d’annihiler son existence en le rayant des coutumes, on aurait pu le métamorphoser en une identité forte et solidaire : on ne supprime pas son histoire, on en tire des leçons pour devenir plus fortes.

Et qui a décidé un jour de faire des hommes nos ennemis ? Ils sont nos égos, nos partenaires, nos amis, nos aimés, ils nous complètent et nous comblent. Sans nous, ils ne seraient rien, alors nous les aidons ; sans eux nous ne serions que néant, alors ils nous soutiennent.

Ensemble, on se soulage, on s'aime, on se réconforte. Et aussi on apprend. Qui voudrait se débarrasser des hommes ? Et pourquoi ?

Nous ne sommes qu'un, humain, même si nous sommes Autre.

Cette richesse du hasard de la vie qui a choisie de devenir multiple plutôt que d'opter pour la scissiparité, nous offre l'extraordinaire chance d'être confronté à l'altérité, au différent, à l'hétéroclite. Et quoi de mieux que de découvrir le monde par le truchement d'une subjectivité divergente ?

Apprendre de ce qui diffère, c'est réussir à sortir de sa perspective pour découvrir le monde sous un autre aspect. C'est comme si l'homme était pour la femme un sens nouveau qu'elle ne possédait pas. Et réciproquement. Les prétextes de haine et de violence sont déjà suffisamment présents en l'humain pour ne pas se sentir obliger de créer de nouveaux sujets de discorde.

 

Ensemble

Je suis triste de ne plus avoir le droit d'être demoiselle. De perdre cette chaste appellation qui faisait de moi un être encore vierge de la vie, faisant ses premiers pas dans le monde des grands. Mais maintenant que je suis une grande fille, je prends ma responsabilité de Femme pour travailler ce lien implicite et solidaire qui nous unies.

Certaines affirmeront que la fellation est un acte dégradant pour la femme, héritage d'une tradition de domination masculine. Certes, mais dans ce monde où nous naissons libres et égales en droit, je ne crois pas qu'il y ait de place pour se sentir inférieure à un homme.

Et même avec un petit clin d’œil complice, je dirais que la sexualité et la fellation en particulier, c'est le pouvoir de la femme ! C'est la clef de son ascendance sur l'esprit masculin. Tout le monde sait à quel point ils deviennent faibles au contact d'une bouche sur leur vit !

Et d'ailleurs, leur soumission sera relative à la qualité et à l'excellence de l’œuvre accomplie. Si quelqu'un voulait protester contre l'influence dominatrice de la fellation, ce serait plutôt l'homme qui le devrait.

Car une fois entre nos lèvres prestidigitatrices, ils ne peuvent que nous trouver sublimes, extraordinaires et bigrement douées.

La peur du kiki ?

Toutefois, peut-être que quelques unes d'entre vous ressentent ce sentiment d'infériorité. Et c'est d'ailleurs en grande partie pour vous que ce site existe.

Si cette impression est présente dans bon nombre d'esprit, je vais tenter de vous faire comprendre qu'il n'a pas lieu d'être.

 

En premier lieu, les hommes eux-même ne le perçoivent pas ainsi. Ils ne doivent même pas être 1% à croire que les femmes qui sucent sont des filles de petite vertu. Eux, la seule chose qu'il se disent c'est "trop cooool! une pipe!". Ça ne va pas plus loin. Je pense réellement que la fellation est à dissocier de toute idée de soumission pour la plupart des hommes.

 

A part dans un jeu de rôles à consentement mutuel, vos époux et autres compagnons (même d'un soir) sont loin de prendre les femmes pour des objets. L'homme n'est pas un animal sauvage et effrayant qui pousse des grognements rauques même si c'est à ça qu'ils ressemblent dans certains films déconseillés aux enfants. Il possède une âme et un cœur et ce qui lui plaît avant tout c'est la même chose que vous : passer un bon moment.

 

Alors les filles, ''mesdames'', ''mesdemoiselles'' (oui, je suis une rebelle), cessez d'avoir peur du kiki, cessez de regarder l'homme comme un ennemi ou un objet inconnu et étrange et prenez le temps de partir à la découverte du trésor qu'il dissimule à votre regard (de peur que vous n'en fassiez qu'une bouchée !).

Il n'y a pas d'âge pour découvrir la fellation (en fait si! il y a un âge minimum légal !) alors que vous ayez 20, 30, 40, 50 ou plus, on s'en fou ! Cet article est pour nous toutes.

A l'aventure !

 

Pour toutes les femmes qui ont envie de s'épanouir, pour toutes les femmes qui ont envie d'oser, pour toutes celles qui sont intriguées, pour les grandes et les petites, pour les grosses et les maigres, pour les jeunes et les vieilles.

Pour nous toutes, nous la communauté Femme, qui sommes fières de notre sexe, fières de cette identité féminine qui nous lie. Nous n'avons que trop peu d'une vie pour nous priver des joies, des plaisirs et des libertés qu'elle nous offre. Et manger des sucettes deviendra le symbole de cette liberté!

 

Car si vous vous y mettez (avec passion bien sûr!) c'est que vous aurez osé franchir des barrières qui obstruaient vos potentialités jusqu'alors. Pourquoi se retenir d'être libre ? Pourquoi s'empêcher de vivre sa féminité ? D'être belle ? De partager un bel instant avec nos hommes ?

 

Liberati mulieris !

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